Archives pour la catégorie Birdland NYC

The Birdland Big Band, 2016-02-18

Le 5 à 7 avec le Birdland Big Band est un incontournable lors chacune de mes visites dans la grosse pomme. C’est le saxophoniste Rob Middleton qui était à la direction en l’absence de Tommy Igoe avec l’excellent Ray Marchica à la batterie.

Le Birdland Big Band, 2013-11-15
Le Birdland Big Band, 2013-11-15

Le 1er set a débuté avec une pièce tiré du répertoire de Buddy Rich « Willowcrest ».  Le groupe a interprété par la suite de nombreux arrangements originaux et des adaptations dont « Armando’s Rhumba » de Chick Corea avec comme soliste principal Alejandro Aviles.  Le très populaire et sympathique Glenn Drewes (A prononcer Dreeeeeeeewes) nous a offert un magnifique solo de trompette sourdine sur « In a Mellow Tone » (arrangement de Oliver Nelson – repris du répertoire de Buddy Rich).  Si comme moi avez plus jeune écouté en boucle ces albums de Buddy Rich il s’agit d’un plaisir de réentendre ces arrangements « live » avec ces musiciens talentueux.

J’ai eu l’occasion de discuter brièvement avec le batteur « Ray Marchica » qui comme d’autres musiciens du Birdland Big Band devaient quitter rapidement, pour se rendre dans différents théâtres de Broadway pour y jouer dans des comédies musicales. Dans le cas de Ray, il s’agissait de la nouvelle comédie musicale Disaster qui est en « preview » et qui ouvrira officiellement le 8 mars prochain.  La trame musicale est tiré du répertoire disco des années 70 et 80.  « C’est très agréable à jouer et la pièce est hilarante » me dit-il.  Pour l’avoir vu le lendemain, je suis absolument d’accord que ce « musical » est à voir!

Ray Marchica
Le batteur Ray Marchica

Le pianiste et arrangeur Kenny Asher m’a également raconté cette anecdote lors de l’une de ses visites à Montréal. Il désirait voir la Place St-Henri, le lieu de naissance d’Oscar Peterson et également le titre d’une composition du légendaire pianiste montréalais.  On lui indique donc le chemin pour s’y rendre.  Arrivé à destination, Il constate avec une certaine déception que l’on n’y retrouve qu’une station de métro en béton ainsi qu’une autoroute à proximité qui surplombe le quartier!  Si le nom de Kenny Ascher vous est inconnu, vous connaissez sans doute la magnifique pièce « The Rainbow Connection » thème du « Muppet Movie » qu’il a composé.  C’est toujours un moment très émouvant lorsque Kenny Ascher joue au piano l’introduction de cet arrangement du big band au Birdland.

Kenny Ascher
Le Pianiste Kenny Ascher

Je recommande de réserver vos places pour le Birdland Big Band puisque c’est généralement « sold out » et il ne restait que quelques places au bar lorsque je m’y suis présenté.

Pour en savoir plus:

http://www.birdlandjazz.com/

http://raymarchica.com/

http://www.disastermusical.com/

https://www.youtube.com/watch?v=-ckjLqsqsTc

Le Birdland Big Band du 29 déc. 2015 au 3 janv. 2016

Pour une seconde fois cette année, le Birdland Big Band dirigé par le batteur Tommy Igoe, sera à l’affiche une semaine au Birdland soit du 29 décembre au 3 janvier inclusivement.  Bien que ce Big Band soit en « résidence » depuis 10 ans pour les 5 à 7 du vendredi, on voit de moins en moins le fondateur du groupe, le batteur Tommy Igoe à la direction, puisqu’il réside à San-Francisco. Birdland Big Band NYC_C_COL_8191 Il s’agit donc d’une excellente occasion d’entendre 19 des meilleurs musiciens de la grosse pomme interpréter des arrangements originaux de pièces de Chick Corea, Michael Brecker, Frank Zappa ainsi que des classiques des orchestres de Buddy Rich, Maynard Ferguson ou Woody Herman. Avec un vaste répertoire, nul doute que les deux « sets » de chaque soirée seront différents. Évidemment, il y’a de bonnes chances que Birdland y soit joué chaque jour (version Buddy Rich). Parmi les musiciens, on retrouve régulièrement :

Kenny Ascher, piano : nominé pour les oscars de la meilleure musique originale et de la meilleure chanson originale pour le film « Muppet Movie ».

Birdland Big Band NYC_C_COL_6308

Rob Middleton, saxophone: Directeur de l’ensemble en l’absence de Tommy Igoe. (Harry Connick Jr., Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, The Vanguard Jazz Orchestra, Woody Shaw, etc.).

Glenn Drewes, trompette: A joué avec Buddy Rich, Dizzy Gillespie and Mel Lewis, to today’s pop artists, Michael Jackson, Madonna, HarryConnick, Jr., David Sanborn and P Diddy – Je cherche encore le lien avec P Diddy… Tom Kennedy, basse et contrebasse : Membre du quatuor de Dave Weckl. Alejandro D. Aviles, Saxophone Alto. Birdland Big Band NYC_C_COL_8169 Pour plus d’informations voici le lien au site du Birdland: http://www.birdlandjazz.com/ C_COL_7268 Birdland Big Band NYC_C_COL_7143

Midnight McCartney avec John Pizzarelli au Birdland

L’histoire est maintenant bien connue. John Pizzarelli reçoit en mai 2014 une lettre de Paul McCartney l’invitant à considérer quelques une de ses chansons post-Beatles et pourquoi pas, d’en faire un disque. Celui-ci pourrait s’intituler « Midnight McCartney » écrit-il.

Un compositeur qui s’ennuie avec trop de temps à tuer ? Il semble que non puisque la sortie du CD est prévue pour le 11 septembre 2015.

Bien que des succès des Beatles soient parfois apprêtés en jazz, peu d’interprètes se sont intéressés à ce volet du répertoire de Paul McCartney. John Pizzarelli avait notamment commis un excellent album intitulé « John Pizzarelli Meets The Beatles ».   Le chanteur guitariste avoue en spectacle que ce disque n’aurait pas connu le succès escompté, citant en dérision une opinion retrouvée sur Amazon : « Abbey Road Kill »!   Il semble que l’un des « fabuleux quatre » en ait pensé tout autrement et aurait très apprécié cet album. John Pizzarelli se plait d’ailleurs à décrire, sa première rencontre avec Sir Paul : «  You’ve made a Beatles CD…It’s Very Good! » en empruntant à la perfection l’accent britannique et la voix de l’illustre compositeur.

Tournant peu aujourd’hui à la radio, on a oublié dans une certaine mesure que Paul McCartney écrit, encore aujourd’hui, de très jolies chansons. « My Valentine» en est un très bon exemple avec une écriture et une facture musicale comparable à ses compositions les plus populaires de l’époque des Beatles. L’album « Chaos and Creation in the Backyard » qui a reçu quatre nominations pour les prix Grammy comprend également des bijoux d’écriture. Avec une œuvre aussi imposante, Paul McCartney est forcé de délaisser en spectacle certaines de ses chansons récentes au profit de ses plus grands succès. Cette proposition de Sir Paul n’est pas sans intérêt et constitue une opportunité d’offrir un nouvel éclairage sur ses pièces connues et moins connues.

C’est en avant-première que le répertoire de « Midnight McCartney » était présenté au Birdland en cette dernière semaine de juillet. Pour l’occasion, John Pizzarelli était entouré de son « Swing Seven » avec en plus, le support de trois choristes (« The Gluten Free Singers ») et d’un quatuor à cordes, fait inédit pour le guitariste-chanteur.

Fidèle à son habitude, cette dernière représentation de la série avait un caractère de fête de famille où nous étions tous conviés. Celle-ci a débuté avec « Silly Love Songs » où M. Pizzarelli était accompagné par sa fille Madeline à la guitare le tout sur un air de bossa-nova (me rappelant par moment « Brezin’» de George Benson). La balade «  My Love » a suivi mettant en valeur la voix feutrée de M. Pizzarelli.

C_COL_9683
Madeline et John Pizzarelli
C_COL_9737
The Great Carnac

Après ces deux premières pièces, il m’apparaissait évident que ce projet ambitieux visait un public plus large que celui des albums précédents. Avec d’excellents arrangements Swing ou Bossa par Don Sebesky, les adaptations du répertoire de Paul McCartney étaient toutes très réussies. « Heart Of The Country » de l’album RAM prenait des couleurs d’un vieux swing des années 40 que l’on aurait pu confondre avec un standard d’Irving Berlin ou Harry Warren. « My Valentine » pourrait bien être une pièce de Jobim mais… non, c’est du McCartney ! « Coming Up » version shuffle est surprenante avec un Pizzarelli qui pousse sa voix à la manière d’un « rocker », un peu éraillée. Très agréable pour les oreilles, du bonbon! Mon coup de cœur est toutefois pour la pièce « Waterfalls » dont l’interprétation délicate en duo, avec la violoncelliste Mairi Dorman était magnifique. Malheureusement cette pièce ne semble pas être sur ce prochain disque selon les informations de « Concord Music Group ».

En plus des excellents solos de guitare et de scat, les talents d’humoriste, raconteur et imitateur de John Pizzarelli sont à souligner. Cette fois ci, le chanteur a même repris le numéro de « Carnac the Magnificent » de Johnny Carson avec la complicité du saxophoniste Andy Fusco dans le rôle d’Ed McMahon. En préambule il ajoute: « There used to be a show called the Johnny Carson Show ».

Le travail exceptionnel des musiciens et choristes est à mentionner de même que la sonorisation impeccable du Birdland. En résumé, une soirée des plus agréables avec ce qui devrait être (je lui souhaite) un CD à succès!

C_COL_9757

La sortie de l’album Midnight McCartney est prévue pour le 11 septembre.  Plus de détails avec extraits de l’album sur le site:

http://mediakits-showcase.concordmusicgroup.com/p/midnight-mccartney/

John Pizzarelli and his Swing Seven at Birdland / 2014-07-25

J’adore la formation du Swing 7 de John Pizzarelli, composé de son trio habituel complété de quatre excellent musiciens (trompette, trombone et saxophones alto et baryton). Vu la dernière fois avec son swing 7 en mars 2010 peu avant la sortie du CD « Rockin in Rhythm », j’appréhendais donc une excellente prestation du groupe.

Cette soirée au Birdland était particulière puisqu’elle était enregistrée (comme toutes celles de la semaine) en prévision d’un nouveau CD en hommage au parolier Johnny Mercer le tout, sous des arrangements du renommé Don Sebesky (NDLR:  Disponible sur Itunes et Vector Records – voir le site web de John Pizzarelli).

jp-mercer-250
Nouveau  » CD  » disponible sur ITunes

Difficile de décrire l’atmosphère festive de ce 2e set au Birdland. Le sens de l’humour de John Pizzarelli n’a d’égal que celui des meilleurs « stand up » américains et il est sans contredit un excellent imitateur et raconteur.

Le tout débute avec “I Got Out of Bed on the Right Side” tiré du film “Dangerous When Wet”, suivi de classiques tels que Dearly Beloved, I’m Old Fashioned, Goody Goody, Skylark, Emily et autres. Les arrangements de Don Sebesky sont superbes et l’usage de la clarinette basse dans les ballades est à souligner.

Une certaine fébrilité est palpable dans un environnement qui marie à la fois club et studio mais John Pizzarelli enchaine brillamment chansons après chansons.

Bref, une magnifique soirée en compagnie de John Pizzarelli, répetée le lendemain pour sa dernière prestation de cette série de spectacles du 22 au 26 juillet au Birdland.

A souligner l’excellent travail des musiciens :

  • Martin Pizzarelli: Bass,
  • Konrad Paszkudzki: Piano
  • Kevin Kanner: Drums
  • Bud Burridge: Trumpet
  • Ken Hitchcok: Alto Saxophone & Clarinet
  • Kenny Berger: Baritone sax and bass clarinet
  • John Mosca: Trombone

 

 

Django Reinhardt Festival at Birdland / 2012-06-25

Déjà 22h30.  Comment terminer une journée déjà bien remplie ? Ron Carter est au Blue Note et il y’a le The Django Reinhardt NY Festival au Birdland.  Le club est plus près de l’hôtel et j’ai déjà eu l’occasion de voir Ron Carter lors d’une visite récente à NY, le choix est simple. Courte marche en direction du Birdland.

Avec un titre comme « The Django Reinhardt Festival » on devine facilement que le jazz gitan sera à l’honneur avec au premier plan, la guitare.

Il s’agissait du « 2e set » de la soirée et le dernier de cette série au Birdland. C’est dans une atmosphère festive que les musiciens sont montés sur scène avec de nombreux compatriotes dans l’assistance. Des classiques de Django et des standards de jazz étaient à l’honneur bien entendu.

Je ne connaissais aucun des musiciens à l’exception du contrebassiste Brian Torff qui accompagnait jadis Stéphane Grappelli. Le noyau du groupe était composé également de Samson Schmitt à la guitare solo, DouDou Cuillerier à la guitare rhytmique et voix, Pierre Blanchard au violon et Ludovic Beier à l’accordéon. J’ai été renversé par la grande complicité entre ces musiciens, surpris par le jeu de Ludovic Beier et l’aisance de Samson Schmitt à la guitare. Et que dire de la pompe de l’ami DouDou à l’accompagnement. Quelques invités se sont également joints au groupe ce soir-là, soit : le guitariste Evan Perri, la saxophoniste, Anat Cohen et la chanteuse Cyrille Aimée.  Bref, difficile de vous décrire le tout. C’est pourquoi je vous invite à visionner une performance sur Youtube avec ce même quintet :

The Django Festival All-Stars – NPR Music Field Recordings

A surveiller, le calendrier du Birdland et le site   http://www.djangobirdland.com/  pour plus de détails.

Je profite de l’occasion pour vous recommander également quelques CD de Ludovic Beier et Samson Schmitt  soit: Twin Brothers, Live At Jazz Standard et DjangoBrasil.  Bonne écoute!

Avec un peu de chance on peut espérer une prestation prochaine à Montréal!